Charte Éthique & Déontologique

Dans le monde du sport santé et du Bien-être Global, une génération d’usagers voit le jour : celle de citoyens libres et responsables, en désir d’évolution, de conscience, de sens et de mieux-être. Dans cette quête, ils expriment le besoin d’être accompagnés par un professionnel.

Nous, praticiens, enseignants signataires, désireux de répondre à ce besoin nouveau et croissant, souhaitons définir un cadre éthique et déontologique, fondement de notre pratique, auquel pourront se référer les bénéficiaires ou usagers de nos services et toutes les instances ou institutions qui le désirent.

Ce cadre éthique et déontologique engage tous ses membres. Elle repose sur les valeurs portées par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de la dérive sectaire : Décret n°98-890 du 7 octobre 1998 instituant une mission interministérielle de lutte contre les sectes

Son but est d’établir un cadre protégeant les bénéficiaires ou usagers, mais aussi les professionnels, praticiens et les autres parties prenantes, directes ou indirectes, dans leur relation.

Au-delà de la nécessité d’une éthique professionnelle, cette charte pose les prémices d’une éthique du sport santé et du Bien-être Global.

Nos engagements en tant que signataires de cette Charte

Diversité des approches

Venant d’horizons divers avec des formes, des expériences, des domaines de compétence et des pratiques variées, nous savons que la diversité favorise la richesse de l’accompagnement, du soin et de la pratique. Nous la considérons comme nécessaire et reconnaissons aux praticiens, aux enseignants et aux usagers, le droit de bénéficier pleinement et librement de cette diversité dans le cadre de leur responsabilité d’adulte.

Globalité

Nous prenons en compte les équilibres complexes de la personne humaine dans sa réalité physique, psychique et spirituelle.

Égalité

Nous posons que les êtres humains que nous accompagnons s’inscrivent dans un rapport d’égalité avec nous-mêmes. Nous partons de l’a priori que « nous ne savons pas à la place de la personne”. Une interaction enrichissante se manifeste entre notre expérience, notre pratique et ce dont la personne nous rend témoin par son état, sa façon d’expérimenter et de découvrir les ressources déposées en elle par la Vie. Chacun peut alors apprendre de chacun.

 Bienveillance, Liberté

Notre pratique s’appuie sur une approche bienveillante faite d’écoute, de compassion, de conseil, de pratiques et de soins, dans le respect majeur de la liberté de la conscience et des sentiments de la personne. Le respect de cette liberté implique que nos conseils, nos pratiques ou soins s’adaptent à chaque bénéficiaire de façon à être assimilés et intégrés par elle.

Nos pratiques (quelles qu’elles soient) nécessitent, pour être mises en œuvre, un accord dialogué, accepté et contractualisé.

Les temps de maturation des étapes de développement doit être respectés.

Le praticien, l’enseignant est en recherche constante

Nous veillons à garder active et vivante la dynamique nécessaire à l’accomplissement de cette tâche, par tous les moyens de travail sur nous-mêmes, de supervision, de formation, d’ouverture aux autres et au monde correspondant aux nécessités de notre parcours.

Autorité du professionnel du sport santé et du  Bien-être Global

Notre démarche se différencie de l’attitude “médicale” impliquant un diagnostic, un pronostic, un traitement prescrit par un « spécialiste » à un “patient ».

Elle s’inscrit dans un domaine où la conscience, dans son origine mystérieuse, est en constante relation avec un “inconscient” (non limitatif dans sa définition).

Le praticien, l’enseignant s’engage à la prise en compte essentielle de cette difficulté / richesse de l’individualité humaine.

En fonction de quoi, le praticien, l’enseignant s’applique à n’exercer en aucune façon de pression physique, biologique, psychique, morale ou spirituelle, induisant une limitation de la volonté propre des bénéficiaires.

Par extension, il incite ses usagers à la vigilance face à des mouvements, groupes ou individus qui ne respecteraient pas cette éthique.

Secret professionnel

Nous sommes tenus, dans le cadre du strict respect de la Loi, au secret professionnel. Nous nous engageons à ne « parler » en aucun cas de nos bénéficiaires à quiconque, sauf dans le cadre d’une supervision, elle même tenue au secret professionnel.

Pudeur, mœurs

Nous posons comme proscrits et considérés comme des passages à l’acte non justifiables par de prétendus « mobiles thérapeutiques », les manœuvres de séduction affective ou sexuelle, les attouchements, la relation sexuelle elle-même dans le cadre de la relation d’accompagnement ou de soin.

Et, dans le cas où une relation d’ordre personnel ou privé s’instaure entre le praticien, l’enseignant et le bénéficiaire de l’accompagnement ou du soin, adultes consentants, elle ne peut avoir lieu que hors contrat, hors du cadre professionnel et d’une rémunération.

Dans tous ces cas, ces situations ne peuvent avoir lieu sans rupture immédiate du contrat qui lie les protagonistes et rend caduque la relation d’accompagnement ou de soin.

Implication émotionnelle

Notre implication émotionnelle existe naturellement, mais elle se veut toujours au service d’une meilleure connaissance de nous-mêmes et de l’aide à apporter objectivement, sans être orientée de façon captatrice vers notre intérêt affectif ou pécuniaire.

Cette attitude exige la vigilance du praticien, de l’enseignant sur lui-même pour se garder de ses propres projections, attentes, désirs de puissance et par là, lorsque nécessaire, à accepter une supervision confraternelle. Le praticien, l’enseignant se gardera en particulier de toute attitude tendant à prolonger la relation d’accompagnement ou de soin à son profit.

Droits et Devoirs des pratiquants et des professionnelles

Les membres peuvent participer à l’ensemble des rencontres ou des activités proposées par  le Centre ThéraVita, dans la limite du nombre de places disponibles. Ils peuvent prendre part aux activités, aux commissions de travail et aux projets du Centre ThéraVita. Ils s’engagent à respecter le matériel et les locaux fournis le cas échéant.

Les membres s’engagent à ne pas entraîner de préjudice moral ou matériel au Centre ThéraVita et/ou aux autres membres du Centre ThéraVita.

La dérive sectaire : Décret n°98-890 du 7 octobre 1998 instituant une mission interministérielle de lutte contre les sectes

La Miviludes n’a pas vocation à définir ce qu’est une secte. Elle ne tient pas non plus un registre des mouvements sectaires. Ayant pour mission d’observer et de lutter contre les dérives sectaires, elle s’intéresse aux atteintes pouvant être portées, par tout groupe ou tout individu, à l’ordre public, aux lois et aux règlements, aux libertés fondamentales et à la sécurité ou à l’intégrité des personnes par la mise en œuvre de techniques de sujétion, de pressions ou de menaces, ou par des pratiques favorisant l’emprise mentale et privant les personnes d’une partie de leur libre arbitre.

Conformément au principe de laïcité, la Miviludes s’interdit de porter quelque jugement de valeur que ce soit sur les doctrines, les théories ou les croyances en tant que telles, son objet étant de dénoncer systématiquement les dérives sectaires et de lutter contre elles.

Pour exercer sa mission de vigilance, elle s’appuie notamment sur un certain nombre de critères de dangerosité édictés sur la base des travaux de plusieurs commissions d’enquête parlementaire et sur sa propre expérience :

  • la déstabilisation mentale
  • le caractère exorbitant des exigences financières,
  • la rupture avec l’environnement d’origine
  • l’existence d’atteintes à l’intégrité physique
  • l’embrigadement des enfants
  • le discours antisocial
  • les troubles à l’ordre public
  • l’importance des démêlés judiciaires
  • l’éventuel détournement des circuits économiques traditionnels
  • les tentatives d’infiltration des pouvoirs publics.

Un seul critère ne suffit pas pour caractériser l’existence d’un risque de dérive sectaire et tous les critères n’ont pas la même valeur. Le premier critère (déstabilisation mentale) est toutefois toujours présent dans les cas de dérives sectaires.

Sécurité des personnes : sécurité physique, organisation des cours et prevision des violences institutionnelles.

 Sécurité physique :

La sécurité des personnes ! C’est la première de nos missions auprès des personnes.

Il y a le cadre législatif auquel le Centre ThéraVita doit se conformer, sous la responsabilité de l’Association ThéraVita et de la Charte qualité du bien être à la personne et son développement.

Elle est une de nos préoccupations de tous les instants : bénéficiaires, familles, représentants légaux, salariés, bénévoles.

Chacun est tenu d’informer sans délai le Centre ThéraVita constatant un fait pouvant nuire à la sécurité des personnes. Pour les situations nécessitant une intervention d’urgence (accident, incendie, chute, malaise … etc.), les professionnels du Centre ThéraVita appliquent les consignes de sécurité qui leur sont données au moment de l’embauche. Le responsable d’astreinte doit être contacté immédiatement après les services d’urgences.

Dans les autres cas, le responsable d’astreinte est joint et décide des mesures à prendre.

Les familles et les responsables légaux sont systématiquement tenus informés.

Un rapport écrit est transmis au Président de l’Association dans les plus brefs délais.

Organisation des cours :

Une attention régulière est portée sur les lieux des séances des pratiques.

Nous vérifions : que les issus de secours soient dégagées, que les installations électriques soient aux normes et en bonne état de fonctionnement, que la propreté des sanitaires, des vestiaires et de la salle soient faite, connaître l’emplacement du défibrillateur cardiaque automatique le plus proche, que touts les matériels utilisés soit aux normes et non défectueux.

Violences institutionnelles :

C’est un sujet sensible que chaque professionnel doit toujours avoir à l’esprit afin d’être vigilant dans sa pratique quotidienne. Régulièrement ce thème est abordé dans les réunions de rédiger une fiche de signalement qui sera transmise à la direction qui estimera les suites à donner de travail de l’équipe de professionnel du Centre ThéraVita ou le Conseil d’Administration mais également dans les réunions de personnes. Si le besoin s’en fait sentir, un rappel du règlement de fonctionnement est fait concernant le respect des personnes.

En cas d’incident, les professionnels du Centre ThéraVita sont tenus à la situation décrite.

Les objectifs et les dispositifs Bientraitance, maltraitance.

 L’opération « Bientraitance » s’articule autour de trois axes majeurs.

Mieux contrôler et informer :

pour combattre la maltraitance, le 3977 numéro d’appel dédié à la lutte contre la maltraitance mis en place en février 2008,

Faire confiance aux professionnels : Le projet d’un questionnaire sera élaboré sous la coordination de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM), en concertation avec les professionnels et les partenaires sociaux et médicaux du secteur. Ce questionnaire comportera, notamment, des questions sur les formations dont ont bénéficié les membres du personnel en matière de bientraitance.

Former les personnels aux techniques d’accompagnement personnalisé : Les professionnels concernés prioritairement seront ceux qui sont en contact quotidien avec les personnes.

L’Association ThéraVita affirme sa volonté de promouvoir et d’encourager une politique de bientraitance, cette dernière concernant l’ensemble des acteurs du Centre ThéraVita. La bientraitance est une démarche volontariste qui situe les intentions et les actes des professionnels dans un horizon d’amélioration continue des pratiques tout en conservant une empreinte de vigilance incontournable.

La bientraitance est donc à la fois une démarche positive et mémoire du risque.

En d’autres termes, la bientraitance est une culture inspirant les actions individuelles et les relations collectives au sein du Centre ThéraVita. Elle vise à promouvoir le bien-être de la personne en gardant présent à l’esprit le risque de maltraitance.

Ainsi la bientraitance ne se réduit ni à l’absence de maltraitance ni à la prévention de la maltraitance. Il appartient à chaque équipe de professionnels, en lien avec les personnes, d’en déterminer les contours et les modalités de mise en œuvre dans le cadre du règlement intérieur du Centre ThéraVita. Un travail de réflexion sur le bien-être de la personne prise en charge a été mené dans le cadre de l’élaboration du règlement intérieur.

Garantir le respect des droits et libertés des personnes

Le Centre ThéraVita prenant en charge des personnes  doit être soucieuse du respect des droits et libertés de ses personnes. Le Centre ThéraVita est particulièrement attentif à ce que le personnel connaisse et respecte les droits et libertés des personnes prises en charge.

Ainsi, la « Charte des droits et libertés de la personne » est affichée au centre. De plus, afin de diffuser sa politique dans ce domaine, le Centre ThéraVita a annexé la Charte au livret d’accueil des personnes.

Par ailleurs, un rappel des principes de respect des personnes est effectué systématiquement auprès des nouveaux personnels, stagiaires et bénévoles.

Le centre s’engage à garantir de façon pérenne le respect des droits et libertés des personnes.

 La lutte contre la maltraitance

Le Centre ThéraVita mène des actions de lutte contre la maltraitance en favorisant le signalement par le biais de sensibilisations régulières : informations orales délivrées par les membres de l’Association ThéraVita et des professionnels du Centre ThéraVita.

Ainsi, tout acte de maltraitance ou de malveillance doit être déclaré par l’intervenant au Centre ThéraVita qui en fait le constat auprès de l’Association ThéraVita. Celle-ci doit alors rencontrer les personnes impliquées et vérifier les différents éléments. Elle informe aussi le président de l’Association de tout acte de maltraitance avéré.

Cette organisation est connue et respectée des professionnels du Centre ThéraVita. Une fiche est prévue pour y consigner les signalements.

Afin d’informer les personnes de leurs droits et des mesures possibles en cas de maltraitance, le Centre ThéraVita  a  inséré dans le livret d’accueil, le document émis par le Ministère du travail des relations sociales et de la solidarité « La maltraitance est une réalité, il faut en parler ».

La liberté de pratique d’un culte

Aucune propagande ou autre influence ne doit être faite par les professionnels du Centre ThéraVita en ce qui  concerne la religion des personnes.

La dignité des personnes accueillies

Le respect de la dignité s’oppose à ce que l’homme soit utilisé comme un objet. La Charte des droits et liberté de la personne prise en charge par le Centre ThéraVita rappelle ce principe. Les droits et libertés de la personne doivent être préservés. Dans la vie quotidienne, la personne doit avoir la possibilité de conserver ses habitudes dans tous les domaines de la vie courante : alimentation, tenue vestimentaire, loisirs, vie civique…

Les professionnels du Centre ThéraVita veillent ainsi à ce que la personne assure dans de bonnes conditions sa propreté corporelle seul ou avec l’aide nécessaire. Les professionnels du Centre ThéraVita veillent également à l’apparence esthétique de la personne (coiffage, rasage, maquillage…).

Une information importante est faite, auprès des professionnels du Centre ThéraVita, concernant les conduites à tenir en matière de respect de la dignité des personnes, afin de prévenir toute dérive.

S’agissant de l’entretien et de l’hygiène du Centre ThéraVita, il est réalisé dans un souci de respect de la personne.

La protection des biens et des personnes

Les personnes vulnérables sont celles qui sont menacées dans leur autonomie, leur dignité ou leur intégrité, physique ou psychique. La vulnérabilité peut résulter de l’âge, la maladie, une infirmité, une déficience physique ou psychique. La vulnérabilité de certaines personnes appelle en contrepartie un devoir d’assistance, la nécessité d’intervenir afin de les protéger.

L’Organisation Mondiale de la Santé indique que les personnes vulnérables sont celles qui sont relativement (ou totalement) incapables de protéger leurs propres intérêts. Plus précisément, leur pouvoir, leur intelligence, leur degré d’instruction, leurs ressources, leur force ou autres moyens nécessaires pour protéger leurs intérêts propres, peuvent être insuffisants.

Les catégories de personnes traditionnellement considérées comme vulnérables sont celles dont la capacité ou liberté de donner ou refuser leur consentement est limitée.

Le Centre ThéraVita est donc directement concerné par l’obligation de protection des personnes vulnérables.

 La prévention et la prise en charge de la dénutrition et de la déshydratation

Les recommandations en matière de prévention et de prise en charge de la dénutrition indiquent que plus le dépistage de la dénutrition n’est précoce, plus la prise en charge n’est ensuite efficace.

Les personnes  font l’objet d’une vigilance accrue dans ce domaine, du fait de la gravité des conséquences de la dénutrition. Elle peut se manifester cliniquement par l’un des phénomènes suivants : fonte musculaire, risque accru de chutes, de dépressions, aggravation des démences.

Cependant aucune grille d’évaluation du risque de dénutrition n’est actuellement utilisée.

Il faudra formaliser sous forme de protocole la prévention et la prise en charge de la dénutrition.

Le risque de déshydratation fait également l’objet d’un suivi particulier .Ainsi les professionnels du Centre ThéraVita proposent régulièrement de consommer de l’eau lors de leur intervention. Il leur est ensuite aisé de constater les quantités consommées par la personne et cela permet de prévenir une déshydratation éventuelle de la personne.

La justice, Française ou Européenne, sert d’arbitrage éventuel en cas de litige entre un signataire et une personne bénéficiaire de son aide. Pour les signataires de cette charte, l’absence de diplôme universitaire n’est pas un argument suffisant pour disqualifier un praticien, un enseignant. Il est possible de s’appuyer sur cette charte pour répartir les responsabilités.

(Cette charte a été conçue et finalisée par le Centre ThéraVita : Centre d’Arts Energétiques Chinois, du sport santé et du bien-être global, des Thérapies Complémentaires et Alternatives. Elle a été soumise à l’approbation de l’Assemblée Générale Constitutive et n’est soumise à la pression d’aucun groupe de quelque nature que ce soit).

Christophe Seigneur
Praticien en hygiène de vie et sport santé
Gi gong et réfléxologie à Nice et sur les Alpes-Maritimes (06)
---
06.60.61.62.69
contact@theravita.org

Site web réalisé par Laura Chevalier

Donec elit. leo nec Phasellus Donec odio efficitur.